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Les paniers du petit Lucien @ épisode 13

Alors dans les #paniersdupetitlucien de la semaine, il y avait de quoi se déconfire avant de se faire déconfiner : du PCP (Persil, Carottes, Poireaux), du radis aux allures de Rachacha et du PDT, Protoxyde de Tubercule, plus communément appelé Patate.




Les radis qui avaient un vilain cheveux sur la langue ont zozoté leurs derniers mots de ventre sur une tartine beurré, ce qui ne défrayera pas une chronique.

L’un d’entre eux, voulant échapper à tel sort si peu photogénique, a préféré jouer à chat perché. Le chat a pensé l’être en voyant là une souris toute rose sans queue ni tête.

Elle a feint sa mort dans un clic adroit, en déteignant sur un tapis comme toute bonne souris.

Les fanes dont les tiges sont riches en C, ont voltigé avec des épicuriens qui avaient peur des piqûres, dans un potage qui avait trop consommé.

D’aucuns se plaignant de la longueur des chroniques, on a noyé tous les légumes dans un plat unique, un pot au feu, cette poule au pot un peu vache à qui l’on prête d’être folle a abattre lorsqu’on lui mange les abats.

C’est d’ailleurs injustice que la dire folle au premier tremblement, quand un mouton se contente d’avoir la tremblante.

Elle qui au moins n’a pas fini en silence dans la baignoire à en traumatiser Clarisse, a avalé carottes, poireaux, pommes de terre, et quelques autres légumes du marché dans une potion qui tenait de la magie.

Le bouquet de persil qui n’avait pas trouvé de narines à ravigoter, a frayé avec ail et thym dans une étrange poupée aromatique aux allures vaudou, flanquée d’un mystérieux sac de graines et d’un oignon au regard clouté de girofle, ce qui est plutôt amusant pour une épice originaire de Perse.

La messe fut dite en un seul repas.

Enfin, les pommes un rien farineuses et des raisins sans colère sont devenus un Strudel. Une overdose de beurre et de sucre à s’en damner le trognon.


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