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#LIM2021, Jour 8 ❌ ‘Sans vent haut’, n’a pas vent dans son sac.



Chaque jour, une oeuvre et une entreprise, pas forcément Cocarde, qui m’ont tapé dans l’oeil.


Lui, l’artiste


Benjamin Schlunk, un artiste ferronnier qui joue avec l’épaisseur d’un IPN et des torsions comme votre osthéo avec vos os et vos tensions. Comme si la matière était mole, incluant des éléments de hasard au Fer qu’on croyait la plus facile à dompter depuis des âges, comme s’il s’agissait de souffler du verre quand le feu a son mot à dire et emmerde le sable, et incorporant des éléments inachevés parce qu’on se fout de la symétrie. Ses oeuvres sont des objets d’utilité publique, une sorte d’« esthétique de l’urgence » qui de toute façon est faite pour vous survivre.


Elle, l’entreprise


NOUYRIT agit dans la la métallerie, la serrurerie, la ferronnerie, avec les matériaux tels que l’acier, le fer pur, l’acier inoxydable, ou encore le laiton ou le cuivre. La société réalise des ouvrages de ferronnerie en fabrication sur mesure ou en restauration comme de spectaculaires garde-corps, des escaliers, portails… Entre Versailles et Eiffel, n’oubliez jamais l’impact d’une pièce maîtresse dans un banal intérieur !


Eux, l’Œuvre


SANS VENT HAUT est un portail fantasmagorique d’acier patiné. On pensait que les grilles n’avaient qu’à faire et rien à dire (avoir vent dans son sac). C’était faux.

Un peu abandonné là, dans ce petit square sans âme qu’on appelle encore Place pour se souvenir que coulait autrefois là un bras du Rhin, le portail fend le ciel comme une porte ouvrirait sur un envers parallèle. Comme autrefois un portail avait a coeur de monter les faits d’armes ou la richesse de celui qu’il protégeait, celui ci est ouvert à l’imaginaire et quel imaginaire : des torsades de métal comme une dentelle de chocolat à en imaginer en voir sortir Charlie, une sorte de friction céleste entre Tim Burton et d’Hector Guimard.


Le square a la bonne idée de posséder un banc, ce qui a manqué à de nombreuses oeuvres sur le parcours. L’artiste devrait peut-être s’intéresser au sujet comme son illustre prédécesseur… (photo)

Profitez-en pour vous poser la et admirer la poésie de ce travail de Titan, dont le rappelle qu’ils étaient les enfants de Gaïa (la Terre) et d’Ouranos (le Ciel). Un portail qui n’enferme pas les rêves et oblige à regarder plus haut.


Hors du temps, on pourrait même imaginer que ces clés tri-centenaires pourraient l’ouvrir.

Il s’agit des clés qui ouvrent le coffre mural de la salle des corporations du 1er étage de restaurant le STRISSEL.


Pour en savoir Plus Mieux :

Les plus beaux immeubles de Guimar (pour les amateurs d’art déco) : https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-reportage/plus-beaux-immeubles-hector-guimard

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