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Commerce Design awards de la CCI, ces lauriers qui servent la soupe.

6 ème édition Commerce Design by CCI



La Chambre de Commerce et d'industrie Alsace Métropole, ce gentil Quant-A-Soi qui n’a sans doutes pas trouvé grâce au Rotary Club ni au Comité International de la Croix Rouge ou l’Alsacien n’est pas considéré comme une langue officielle, lance une nouvelle édition de ses Trophées du Commerce design.


Un jury né dans l’après guerre qui a opéré son comme back lobbyiste de l’après covid a attribué ses 10 récompenses à 10 commerces « au design remarquable » qui ont été récompensés d’une jolie verroterie, dans ce farwest ou toute une bande de cowboy continuent de vouloir faire la Loi chez les indiens.

Pour avoir monté un prix d’art contemporain (avec un jury remarquable) je suis sensible à la crédibilité des juges et surtout des parties, et à la consistance de ces honneurs à répétition qui partent du bon sentiment de (re?)donner Strasbourg un relief de ville-capitale et qui finit toujours inéluctablement en quinzaine commerciale qui se finira entre notables de province dans une knackpartie (mais sans Foie gras).

Parlons du palmarès,

Annoncé d’un titre « Effet Waouh » cette expression trentenaire des trentenaires de l’époque, comme pour souligner que la CCI ne connait pas non plus de bon copywriter, cette 6 ème édition a salué les efforts (néanmoins louables) des Maisons suivantes :

Epices Georges Colin (lire ici mon article), chez lequel j’ai mes habitudes, mais dont l’aménagement très sympa pour autant n’en fait pas une icône design, ni une expérience nouvelle du genre

Maison Lorho, fromager émérite et unanimement récompensé, qui a fait l’audacieux pari d’aller s’installer au centre commercial Shopping Center (voir ma série sur le centre)

Le Ceinturier, le cuir raw dans sa plus simple expression (lire mon papier), avec mobilier dans son plus simple appareil ce qui est sans doute pour le coup la seule définition design au sens nordique de ce concept, dénudé et essentiel, parmi toute ces propositions,

L’échoppe Saint Michel Cathédrale, spectaculaire réalisation dans un bâtiment classé si bien que l’aménageur n’y est pas pour grand chose. Ce qui y est en revanche remarquable, c’est la qualité et la diversité des objets proposés, un exemple du genre, les goodies de boutique étant l’autre casse tête des services marketing, après le cadeau du menu Happy Meal

Taaka Beer Spa, sans doutes la seule véritable innovation expérientielle et pour cause, mais dont le design n’est hélas pas discriminant du genre,

One Fitness Club, toujours à Shopping center, lieu ou le design immersif est le facteur clé, mais que je n’ai pas légitimité à congratuler ni offenser,

Les hôtels Tandem et Le Léonor (sans surprise), ce dernier dont le pedigree lui assurerait dès sa naissance les honneurs de la CCI (et avait sans doute déjà prévu la vitrine), mais qui tellement tardé qu’il a forcément manqué l’édition précédente,

et enfin deux Bars/restaurants, L’Impérial qui répond au concept masturbatoire « d’un ensemble contemporain puisant des racines dans une tradition millénaire très riche (sans doute des bois fossilisés) et le Paris New York, qui seront sans doute les deux spots à aller expérimenter pour un prochain papier, le PNY sentant plutôt bon.

La CCI mériterait donc d’affuter ses antennes ou sortir davantage, et pourquoi pas aussi à Paris ou il existe un écosystème bien plus intéressant que la Maison de l’Alsace, sa pseudo ambassade auprès du Saint Siège, situé, lui, en face du bon côté des Champs.

Je rappelle aussi que les Alsaciens de l’étranger sont très dynamiques et ont le mérite, eux, de voir plus loin que l’Ill et son cercle.


L'Alchimiste.


Lire aussi : un concours au concept original sur le site web dédié avec un argumentaire business digne de mon premier powerpoint. Adresses des établissements sur le site.



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