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Les Franciscaines@Deauville

Elle est forte celle là !


Elles sont parties rejoindre Dieu depuis belle lurette, ces Franciscaines qui ont posé là ce spectaculaire vaisseau de briques jaunes où elles soignaient les marins et accueillaient leurs orphelins, entre une tempête et une oraison.

De nos jours, l’ordre qui avait fait voeu de pauvreté a ironiquement laissé place à un centre d’art dans un quartier à 10.000 euros de m2, entouré par la plage, le casino et l’hippodrome, comme quoi le vice est toujours le meilleur ami de la vertu.


Le projet d’un esthétisme Inouï à faire planer un TGV est organisé autour d’Univers propres à l'histoire et aux valeurs de la ville : art de vivre, spectacle, univers du cheval, en plus d’une galerie de peinture de Maître, fablabs, et autres espaces disponibles à la location.


Oeuvre du cabinet d’architecture et de muséographie MOATTI & RIVIERE à qui l’on doit le réaménagement du premier étage de la Tour Eiffel, l’Oceanopolis de Brest, La Halle des Grandes Serres à Pantin, ou plus proche de nous le futur Hôtel Royal Palace de Kirrwiller, l’ensemble architectural dispose d'une chapelle reconvertie en salle de spectacle, d'un cloitre de 400 m2 transformé en salle de lecture et faisant office de foyer de la grande salle de spectacle adjacente, et d'un restaurant-terrasse ultra connecté (donc un rien branché) naturellement appelé Le Réfectoire, et dans lequel s’exprime un chef gastronomique plutôt frappé par la grâce, à défaut d'un éclair.

Ici comme dans les étages, on peut se connecter, travailler seul ou à plusieurs, dans de mini salles de lecture, de réunion ou de causerie, disséminées ici et là dans les étages, dans des recoins, alcôves et canapés-cellules, ou des poufs et chaises relativement basses ne sont pas sans rappeler que le lieu fut le temple de la génuflexion.

Une verrière couvre l’emsemble et est coiffée d’un lustre magistral de 400m2 aux humeurs tout aussi changeantes que le ciel normand.


Je vous propose une galerie photo de ce havre hors du temps comme protégé des règles de l’extérieur d’ou se dégage une atmosphère d’inspiration et de respiration de l’esprit. Un lieu sans Foi mais avec une Loi : la quiétude.


J’ai par ailleurs noté une très grande qualité d’exécution de ce cocon dans lequel on ne croise pas les plus miteuses des chenilles, où couleurs, matériaux et bâti coexistent comme une seule religion.

Bref un "Lieu de vie à vivre" qui a dépassé un concept à la mord moi le noeud pour devenir une réalité qui a le mord au dents.

Voici des liens ou vous abonner pour rester face au vent de l’inspiration

INSTA #franciscaines.deauville / FB / lesfranciscaines.fr

Lors de ma visite, une expo de Van Dongen en m’a hélas pas transcendé.

J’ai ai noté quelques visages intéressants d’une certaine époque quand l’artiste ne s’est pas trop amusé à croquer exagérément ses modèles jusqu’à les dévorer, à « forcer le trait » au sens propre comme au défiguré.

Le hic avec les peintres mondains, c’est que leur oeuvre ressemble au mieux à des portraits de banquiers et de rombières, et au pire à des gribouillis de sets de table.


Encore un qui n’a jamais du payer une addition…

J’ai noté un film délicieux qui raconte le Deauville balnéaire de cette bien-légère Belle Époque.

Quand la bonne société et les bonnes Soeurs jouaient jeu égal en habit noir et blanc.


Expo VAN DOGEN, à voir (éventuellement) jusqu’au 25 septembre 2022.


Les Franciscaines

145b Av. de la République, 14800 Deauville

Parking : devant, entre la Phantom et la Cayenne.

02 61 52 29 20

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